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Prothèse uni-compartimentale.

uniVotre chirurgien a diagnostiqué une arthrose du genou (gonarthrose), mais l’usure comme cela arrive régulièrement, est localisée à une partie de votre genou (compartiment interne, externe, voire uniquement fémoro-patellaire, c’est à dire entre la rotule et la partie inférieure et antérieure du fémur).

Dans ce cas précis et à condition que vous ne présentiez pas de contre indication, une prothèse partielle, peut vous être proposée, une prothèse uni-compartimentale (PUC) ou « demi prothèse ».

Il existe des contre indications qui la feront récuser par votre chirurgien :

  • surcharge pondérale ;
  • rupture ancienne du ligament croisé (réparée ou non) ;
  • déformation en varus ou valgus trop importante ;

Cette intervention consiste au remplacement la partie altérée de votre articulation soit entre le Fémur et le Tibia, soit entre le fémur et la rotule (prothèse fémoro-patellaire)par une articulation artificielle de petite taille reprenant la forme du compartiment usé. Cette chirurgie s’apparente plus à un resurfacage articulaire qu’à une vraie prothèse.

Les avantages sont multiples :

  • incision plus courte ;
  • perte sanguine moindre ;
  • risque de raideur quasi inexistant ;
  • récupération plus rapide ;
  • durée d’hospitalisation plus courte ;

Cette prothèse est constituée de plusieurs pièces faite de différentes matières : acier (chrome, cobalt, nickel), polyéthylène (sorte de plastique très dur)

.uni radio                            PFP

Néanmoins le risque infectieux est toujours présent et justifie donc avant un bilan complet identique à toute autre prothèse: dentaire, urinaire, biologique, cardio-vasculaire, voire ORL et in fine anesthésique.

Votre chirurgien doit vous en prévenir.

Les autres risques sont les risques classiques de beaucoup d’interventions: thromboemboliques (mise en place d’un traitement anticoagulant en postopératoire), intolérance à certains traitement (notamment aux anti-inflammatoires qui seront alors arrêtés), allergies connues ou inconnues (antibiotiques, allergies aux métaux de plus en plus fréquente), hématomes, … Le risque de raideur postopératoire est exceptionnel lors des PUC mais ne doit pas être omis.

Le risque de luxation prothétique est quasi nul, souvent lié à un traumatisme violent et sur des prothèses à plateau de polyéthylène mobile

Une fois ce bilan réalisé,  vous êtes admis en milieu hospitalier (clinique ou hôpital, selon votre choix) la veille de l’intervention. Une douche bétadinée, la veille et le jour de l’intervention, serra prise (n’allez pas chez le coiffeur la veille avec une jolie permanente !!!).

Généralement, le chirurgien passera vous voir la veille de l’intervention ainsi que l’anesthésiste, afin de répondre à d’éventuelles questions, de confirmer le coté opératoire (croix sur le membre opéré) et vérifier l’absence de contre indications de dernière minutes (rhume, infection cutanée, etc.). Votre dossier serra vérifier une dernière fois, notamment les radiographies (de face, profil, fémoro-patellaire et pangonogramme).

Le lendemain, après une prémédication, vous descendrez au bloc opératoire où serra réalisée l’intervention.

L’acte va consister à enlever la partie abimée de l’articulation pour la remplacer par la prothèse tout en préservant les parties saines du genou. Cette intervention est effectuée  soit sous anesthésie générale soit anesthésie locorégionale (rachianesthésie), voire bloc locorégional réalisé sous contrôle échographique.

Après ouverture cutanée et dissection nous abordons le genou.

L’incision est fermée plan par plan avec un Redon (sorte de tuyau) qui draine l’hématome.

La durée de l’acte chirurgical est en général rapide, inférieure à une heure. Au décours, vous serez placé en salle de réveil que vous aillez bénéficié d’une anesthésie totale ou locorégionale (rachianesthésie). Vous y resterez entre 2 à 4 heures afin de vous surveiller et selon certaines équipes vous faire bénéficier d’un « cell-saver » (récupération de votre propre sang qui vous serra réinjecter).

Le lendemain de l’intervention, la rééducation sera débutée avec ré-autonomisation, appui total d’emblée sous couvert d’une attelle qui sera conservée de 2 à 4 jours. Votre pansement sera surveillé ainsi que votre courbe thermique. Le Redon est retiré au 2ème jour postopératoire car ces interventions sont peu hémorragiques. Votre chirurgien passera régulièrement afin de vérifier la bonne évolution de votre état de santé, absence d’hémorragie et de troubles vasculo-nerveux.

Contrairement aux PTG, il est exceptionnel de constater une inégalité de longueur car les déformations préopératoires sont généralement modestes.

La durée d’hospitalisation est courte de 4 à 5 jours en moyenne avec le plus souvent un retour à domicile compte tenu du faible handicap postopératoire.

Votre chirurgien vous convoquera  vers le deuxième mois postopératoire afin de vérifier la bonne évolution, avant bien évidemment si vous même ou votre entourage, le jugiez opportun.

Une surveillance annuelle est souhaitable afin de prévenir toute complications tardives, essentiellement un descellement (« décollement ») de votre prothèse.

Les matériaux actuels permettent d’espérer une longévité prothétique de 10 à 15 ans concernant les PUC, un peu moins qu’une arthroplastie totale. Comme pour les totales, cette longévité est bien évidemment variable, dépendant entre autre chose de la qualité de la pose de l’implant, mais également de votre poids, de l’utilisation que vous faites de votre prothèse.

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